Categorie : GEPSo

05 mai 2026

Aides au poste en ESAT : malgré des retards ponctuellement et partiellement résorbés, un dysfonctionnement structurel toujours persistant.

📢 Aide aux postes en ESAT : le Groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux (GEPSo) et 8 organisations interpellent le gouvernement !

L’Uniopss, l’Unapei, l’Association ANDICAT, APF France handicap, la Fédération APAJH la FEHAP, le Groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux (GEPSo), Hosmoz et Nexem alertent à nouveau le gouvernement sur un dysfonctionnement structurel persistant dans le versement des aides au poste en ESAT.

🔴 Si la situation semble tout juste se débloquer pour certains, les retards de versement des aides au poste en établissements et services d’accompagnement par le travail (ESAT) demeurent un problème récurrent qui s’accumule souvent durant des mois.

🔎 Ces sommes, allouées par l’État, financent une partie de la rémunération garantie des travailleurs en situation de handicap et soutiennent l’équilibre économique de ces établissements médico-sociaux.

‼️ En 2025, les retards cumulés représentaient 98 millions d’euros. Certains ESAT subissent encore à eux seuls des retards de plusieurs millions d’euros – dans un contexte où 47 % des ESAT étaient en déficit ou tout juste à l’équilibre en 2025, soit 15 points de plus que deux ans auparavant.

👥 Cette situation entraîne pour les personnes accompagnées des conséquences directes :
❌ Incertitudes autour du versement des rémunérations ;
❌ Réduction potentielle d’activités ;
❌ Limitation des projets professionnels ou d’insertion ;
❌ Risque de baisse de la qualité de l’accompagnement individualisé.

Nous demandons en urgence :
➡️ Le versement des aides au poste en retard pour les structures encore concernées ;
➡️ Un calendrier clair et fiable de paiement pour les mois à venir ;
➡️ Le renforcement du dialogue entre les pouvoirs publics et les principaux acteurs du secteur protégé ;
➡️ L’ouverture d’une discussion sur les compensations financières des impacts subis en raison de ces retards de paiement (agios bancaires, difficultés avec des fournisseurs etc)

Lire le courrier 👉 Courrier alerte AAP 2026

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21 avril 2026

Gel prudentiel des financements de l’autonomie : un mécanisme de coupes budgétaires inacceptable !

[Communiqué de presse]

Les organisations signataires de ce communiqué expriment leur désaccord total face à l’annonce préjudiciable lors du dernier Conseil de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) d’un gel prudentiel de financements dédiés à l’autonomie en 2026. Ce mécanisme de reprise de crédits votés par le législateur, que nous dénonçons depuis des années, est, en somme, un moyen d’organiser une reprise d’une partie des financements initialement dédiés aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap. Cette décision, prise sans concertation avec les représentants des personnes âgées et des personnes en situation de handicap et leurs aidants ainsi qu’avec les professionnels du secteur, remet en cause l’engagement de l’État envers les personnes les plus vulnérables et aggrave les difficultés déjà criantes des accompagnements au sens large tant en établissement qu’à domicile.

Le gel prudentiel – de 215 millions d’euros – annoncé par les pouvoirs publics lors du Conseil de la CNSA du 8 avril pénalisera directement les personnes âgées et les personnes en situation de handicap devenues fragiles et les professionnels qui les accompagnent au quotidien. Cette mesure affaiblit la confiance dans la parole publique. Comment peut-on justifier de bloquer puis reprendre des financements, alors qu’ils sont issus d’une enveloppe « fermée » (sans possibilité de dépassement) et que les besoins en matière d’autonomie n’ont jamais été aussi pressants ?

Nos organisations rappellent que ces financements sont indispensables pour garantir :

  • Un accompagnement digne des personnes âgées et des personnes en situation de handicap ;
  • La pérennité des emplois dans le secteur de l’aide à domicile et au sein des établissements ;
  • La prévention à tout âge, qui permet d’éviter des dépenses bien plus importantes à long terme.

Les associations et fédérations signataires dénoncent ainsi avec force cette décision induite par une logique de restriction budgétaire, qui intervient dans un contexte où les professionnels de l’autonomie sont déjà confrontés à de graves difficultés tant sur le plan financier que humain.

Face à cette situation, elles appellent solennellement le Gouvernement à revenir sur cette décision inacceptable et demandent la présentation rapide d’un plan ambitieux des politiques de l’autonomie, qui réponde enfin aux attentes légitimes des personnes en situation de handicap et des personnes avançant en âge, de leurs aidants et des professionnels qui les accompagnent.

Contacts presse :
AD-PA – Sébastien Bach – 06 37 43 34 12 – s.bach@ad-pa.fr
ADMR – Quentin Valançon – 06 73 18 20 56 – admr@comfluence.fr
AIRe – Annelise Garzuel – 06 67 28 57 97 – a.garzuel@aire-asso.fr
APAJH – Céline DIAZ – 06 30 43 60 01 – c.diaz@apajh.asso.fr
AUTISME FRANCE – Danièle Langloys – daniele.langloys@orange.fr
FEDESAP – Julien Jourdan – 06 30 54 96 83 – jjourdan@fedesap.org
FFDYS – contact@ffdys.fr
FHF – communicationfhf@havas.com
FNADEPA – Marie-Hélène Chals- 06 07 98 54 03 – mh.chals@fnadepa.com
FNAQPA – Sana Bensaoula – 06 67 86 96 73 – s.bensaoula@fnaqpa.fr
FNATH – Nicolas Sévin – 06 18 27 08 18 – nicolas.sevin@fnath.com
GÉNÉRATION MOUVEMENT – Henri Lemoine – hlemoine@gmouv.org

GEPSo – Noémie Hervé – noemie.herve@gepso.com
FNMF – Carole Charlier – 07 60 73 55 69 – carole.charlier@mutualite.fr
NEXEM – Claire Picou – 06 08 08 51 75 – c.picou@nexem.fr
FÉDÉRATION PARALYSIE CÉRÉBRALE FRANCE – Pierre-Yves Lavallade – 06 66 07 84 32 – pylavallade@paralysiecerebralefrance.fr
SYNERPA – Élisabeth Roy – 06 17 49 56 64 – roy@synerpa.fr
UNA – Aurélie Matignon – 06 13 88 82 64 – a.matignon@una.fr
UNAFAM – Lauriane Soucheyre – lauriane.soucheyre@unafam.org
UNANIMES – info@unanimes.fr
UNAPEI – Agence Etycom – Aelya Noiret – 06 52 03 13 47 – a.noiret@etycom.fr
UNCASS – Noémie Brazier – 06 09 13 03 01 – nbrazier@unccas.org
UNIOPSS – Maëliss Bouticourt – 01 53 36 35 12 – mbouticourt@uniopss.asso.fr

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09 avril 2026

Assistantes familiales : le GEPSo, en partenariat avec l’UFNAFAAM et avec le soutien de la Fondation Jean Jaurès, publie 18 propositions pour revaloriser une profession essentielle.

Isolement, manque de reconnaissance, inégalités territoriales et fonctionnement dégradé de l’aide sociale à l’enfance… À la suite de la journée mondiale des travailleurs sociaux et alors qu’une nouvelle loi sur la protection de l’enfance doit voir le jour, il est urgent de replacer les conditions d’exercice de ces professionnelles au cœur du débat public. À partir de travaux menés avec les acteurs de terrain, nos organisations formulent dix-huit propositions concrètes pour améliorer le cadre d’exercice professionnel des assistantes familiales et ouvrir de nouveaux droits. L’enjeu est clair : garantir un accueil familial à la hauteur des besoins des enfants confiés.  

Une profession indispensable fragilisée 

Les assistantes familiales occupent une place centrale dans le dispositif de protection de l’enfance. Elles accueillent à leur domicile des enfants souvent marqués par des parcours de vie complexes, leur offrant un cadre sécurisant, stable et propice à leur développement. Pourtant, cette mission essentielle s’exerce aujourd’hui dans des conditions de plus en plus difficiles. Manque de reconnaissance financière et sociale, fort isolement professionnel, absence fréquente de soutien des équipes pluriprofessionnelles, non-considération de l’assistante familiale comme une travailleuse sociale à part entière, difficulté à répondre aux besoins spécifiques et multiples de certains enfants accueillis, métier contraignant et impactant pour la cellule familiale… ces facteurs fragilisent durablement l’exercice du métier. La dégradation des conditions d’exercice entraîne une baisse préoccupante du nombre de professionnelles et des capacités d’accueil. Ainsi, entre 2017 et 2022, les effectifs ont diminué de 7,2% à l’échelle nationale. L’alerte est encore plus préoccupante si l’on s’intéresse à la dynamique démographique du métier : la moitié des assistantes familiales ont 55 ans ou plus, et de nombreux départs à la retraite sont prévus ces prochaines années.  

En parallèle, on observe que la part des enfants confiés à l’ASE et placés en famille d’accueil est passée de 56% en 2006 à 36% en 2023. Pourtant, le consensus institutionnel comme scientifique, en France et à l’international, converge pour dire que l’accueil familial, s’il remplit les conditions de sécurité et de continuité théoriquement adossées à ce type d’accueil, est la « meilleure » forme de prise en charge en protection de l’enfance. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a même fait du nombre de familles d’accueil un indicateur d’efficacité d’une future stratégie interministérielle sur la protection de l’enfance.  

18 propositions pour une réforme d’ampleur 

Face à ces constats, nos organisations formulent 18 propositions concrètes articulées autour de plusieurs priorités : 

  • reconnaître pleinement le statut et les compétences des assistantes familiales, 
  • améliorer leurs conditions de travail et garantir des temps de repos effectifs, 
  • renforcer la formation initiale et continue, 
  • repenser les modalités de rémunération pour mieux prendre en compte la réalité des accueils, 
  • sécuriser les parcours professionnels et prévenir les ruptures. 

Ces propositions visent à construire un cadre plus juste, plus lisible et plus attractif pour les professionnels, tout en garantissant la qualité de l’accompagnement des enfants. 

Le Gepso et l’UFNAFAAM appellent les pouvoirs publics à s’appuyer sur ces propositions pour engager une réforme ambitieuse et concertée, associant pleinement les professionnels du secteur. Ensemble, nous réaffirmons notre disponibilité pour contribuer activement aux travaux à venir et porter une transformation durable du métier. 

Découvrir toutes les propositions 

À propos du GEPSO 

Créé en 1982, le GEPSo (Groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux) fédère des établissements et services publics accompagnant au quotidien plus de 53 500 personnes âgées, en situation de handicap, en protection de l’enfance et en situation de précarité. L’association œuvre pour la promotion et la défense et du service public social et médico-social et pour le respect des droits des personnes en situation de vulnérabilité. 

A propos de l’UFNAFAAM 

Créé en 1980, l’UFNAFAAM promeut un modèle d’accueil, l’accueil familial, le plus à même de répondre aux besoins fondamentaux des enfants confiés. Solution d’avenir, l’accueil familial doit se déployer à l’échelle humaine, autour de principes intangibles de bienveillance, de solidarité et d’inconditionnalité de l’accueil, dans le respect de la convention internationale des droits de l’enfant. En garantissant aux enfants ainsi qu’aux assistants familiaux qui les accueillent un cadre stable et sécurisant. L’UFNAFAAM entend prendre toute sa place dans la mise en place d’une protection de l’enfance à la hauteur des besoins des enfants « confiés », sans exception. C’est le sens de son engagement et de son travail de conviction. 

Contact presse  

GEPSo : Manal Falah / manal.falah@gepso.com / 07 64 73 36 68 

UFNAFAAM : Thierry Herrant / thierry.herrant@gmail.com / 06 30 00 60 96 

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06 mars 2026

Protection de l’enfance : d’un projet de loi à une hypothétique proposition de loi, vers un renoncement de l’Etat ?

A la suite de la publication de l’agenda législatif du Gouvernement d’ici à l’été, qui ne comporte pas le projet de loi de refondation de la protection de l’enfance, puis du communiqué publié le 25 février par la députée Isabelle Santiago annonçant sa possible transformation en proposition de loi, le GEPSo exprime sa profonde incompréhension et sa plus vive inquiétude.   

En effet, ce passage d’un projet de loi gouvernemental à une éventuelle proposition de loi parlementaire ne constitue pas un simple ajustement de véhicule législatif : il envoie un signal politique particulièrement préoccupant à l’ensemble du secteur, qui interroge sur le niveau réel d’engagement de l’État. Une proposition de loi n’a pas le même impact qu’un projet de loi d’initiative gouvernementale, alors même que ce sont bien les services de l’Etat qui sont concernés par la protection des enfants : justice, santé, handicap, éducation nationale… Cette transversalité avait d’ailleurs été affichée début février lors du lancement du comité stratégique « Refondation de la protection de l’enfance », qui avait réuni pas moins de sept ministres afin de « faire de la protection de l’enfance une priorité partagée, fondée sur une responsabilité collective réaffirmée », ce dont le GEPSO s’était réjoui. 

Las, les perspectives actuelles sont très loin de garantir, à ce stade, les changements attendus. Plus que de comités stratégiques ou scientifiques, c’est bien d’ambition politique dont nous avons besoin désormais. En effet, depuis plusieurs années, le GEPSo – aux côtés des autres acteurs du secteur – alerte sur la crise systémique qui traverse la protection de l’enfance et appelle à une réforme d’ampleur. Dans notre rapport, “Des enfants à protéger : 70 propositions pour agir vite !”, publié en novembre 2024, nous avons réaffirmé cette urgence et fait part de nos recommandations. Les difficultés sont structurelles, profondes et documentées, tant par les rapports institutionnels que par les acteurs de terrain. Partout sur le territoire, les établissements et services publics de protection de l’enfance constatent une accumulation de tensions, de ruptures de parcours et d’insuffisances de moyens.  

Face à ces constats, nous avions appelé à un plan pluriannuel d’investissement en protection de l’enfance, seul à même d’offrir la visibilité budgétaire et stratégique nécessaire. Lorsque le Gouvernement a fait le choix de porter un projet de loi dédié, le GEPSo a pris acte de cette orientation et s’est mobilisé pour faire remonter constats et propositions. Notre ambition était claire : renforcer un texte qui, en l’état, apparaissait – et apparaît toujours – en décalage manifeste avec l’objectif affiché d’une « refondation » de la protection de l’enfance. 

La perspective désormais évoquée d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement ajoute de la confusion et de l’incertitude à un secteur déjà en crise. Alors que le président de la République avait indiqué en 2022 que la protection des enfants serait une des priorités majeures de son second quinquennat, ce revirement interroge quant à la volonté réelle de l’État dans un domaine qui engage pourtant pleinement ses responsabilités : protéger les enfants les plus vulnérables.  

La protection de l’enfance ne peut être reléguée au second plan des priorités nationales. Elle appelle un sursaut politique clair, assumé et à la hauteur des enjeux. Le GEPSo, groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux, continuera à se mobiliser pleinement pour travailler aux côtés du Gouvernement et des parlementaires, dans l’intérêt des enfants.   

À propos du GEPSO 

Créé en 1982, le GEPSo (Groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux) fédère des établissements et services publics accompagnant au quotidien plus de 53 500 personnes âgées, en situation de handicap, en protection de l’enfance et en situation de précarité. L’association œuvre pour la promotion et la défense et du service public social et médico-social et pour le respect des droits des personnes en situation de vulnérabilité. 

👉 Pour télécharger le CP : https://www.gepso.fr/static/uploads/2026/03/GEPSO-CP-Protection-de-lenfance.pdf

Contact presse  

Manal Falah  

manal.falah@gepso.com  

07 64 73 36 68 

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18 février 2026

Municipales 2026 : La Dynamique pour les Droits des Enfants appelle les candidat·e·s à bâtir des « villes à hauteur d’enfant »

Alors que le premier tour des élections municipales aura lieu dans moins d’un mois, la Dynamique pour les Droits des Enfants, collectif regroupant près de 30 organisations engagées en France et à l’international dans tous les domaines de l’enfance appelle, dans un manifeste publié ce jour, l’ensemble des candidates et candidats à faire de l’enfance une priorité structurante de leur futur mandat.

Les communes occupent une place stratégique dans la mise en œuvre concrète des droits de l’enfant. À travers leurs compétences — écoles, petite enfance, loisirs, espaces publics ou services sociaux, sport notamment — elles façonnent directement le quotidien des plus jeunes et les conditions dans lesquelles ils deviennent citoyennes et citoyens. Pourtant, malgré les actions déjà engagées, les défis restent majeurs.

Une responsabilité juridique et politique

Pour la Dynamique pour les Droits des Enfants, inscrire les droits de l’enfant à l’échelle locale n’est pas qu’une option morale, c’est une responsabilité juridique et politique.

« A l’heure où les espaces no kids se multiplient, où les droits des plus jeunes sont de plus en plus bafoués, il est urgent de faire de l’enfance une priorité et cela commence à l’échelon des communes », insiste Florine Pruchon, Coordinatrice pour la Dynamique des Droits de l’Enfant et Responsable du Pôle Plaidoyer de SOS Villages d’Enfants. « Les futur.e.s candidates et candidats aux élections municipales doivent intégrer ces enjeux au cœur de leur programme et s’engager à bâtir, dès aujourd’hui, des villes qui considèrent chaque enfant comme un acteur à part entière.».

Quatre piliers pour transformer l’action municipale

Afin d’accompagner les futur.e.s candidats et candidates dans cette démarche, la Dynamique pour les Droits des Enfants publie aujourd’hui son manifeste intitulé « Faire de l’enfance une priorité des politiques locales ». Ce manifeste se veut pour les futures équipes municipales une véritable feuille de route articulée autour de recommandations concrètes, notamment :

  1. Renforcer la gouvernance locale : Le collectif demande l’élaboration d’une stratégie locale dotée de budgets dédiés et la désignation d’un·e élu·e référent·e spécifique pour coordonner les politiques de l’enfance.
  2. Promouvoir la participation citoyenne des enfants : Il est essentiel de renforcer les Conseils Municipaux d’Enfants et de Jeunes (CME-CMJ) en leur donnant un rôle réel et des moyens propres et développer les dispositifs participatifs pour les enfants à l’échelon local.
  3. Garantir une ville inclusive : La Dynamique pour les Droits des Enfants appelle à prévenir et lutter contre les espaces « No Kids » et à favoriser des espaces publics accueillants, sûrs et accessibles à toutes et tous, y compris aux enfants en situation de handicap.
  4. Favoriser des échanges qui ouvrent les enfants sur le monde : la Dynamique appelle les communes à placer les droits de l’enfant également dans leur action de coopération internationale et à développer des jumelages éducatifs. Des échanges entre jeunes qui renforcent l’ouverture au monde, la solidarité et l’engagement citoyen.

Notre appel à l’action

Il n’y a plus de temps pour les demi-mesures. Alors que les droits des enfants sont menacés et que la France peine à se doter d’une stratégie nationale pour l’enfance, l’échelon municipal est le dernier rempart pour garantir leur protection et leur épanouissement. La Dynamique pour les Droits des Enfants appelle les candidat.e.s aux élections municipales à passer des promesses aux actes : n’oubliez pas les enfants, déclinez le manifeste dans votre commune, pensez des actions avec et pour eux, engagez votre responsabilité et faites de ce mandat celui qui rendra enfin la ville aux enfants.

👉 Découvrez l’intégralité de nos recommandations : https://www.gepso.fr/static/uploads/2026/02/GEPSo-Dynamique_-Municipales_Manifeste-Enfance_VDEF.pdf 

Qui sommes-nous ?

La Dynamique pour les Droits des Enfants rassemble 29 organisations non gouvernementales, associations et collectifs engagés dans tous les domaines de l’enfance en France et à l’international. Tous sont mobilisés pour porter d’une seule voix, en direction des décideurs publics, des messages de plaidoyer pour une meilleure effectivité des droits des enfants en soit 2027. France et dans le cadre de sa politique de coopération internationale. La Dynamique s’inscrit dans une démarche de dialogue avec les pouvoirs publics sur les enjeux liés aux droits des enfants, notamment en termes de participation et de gouvernance d’ici à la fin du quinquennat, En savoir plus : https://www.dynamiqueenfants.org/

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16 février 2026

Report du plan Grand âge : le GEPSo appelle le gouvernement à agir sans délai face aux enjeux démographiques

Alors que le Gouvernement devait présenter ce jeudi 12 février son plan Grand âge, le GEPSo prend acte de son report suite au départ de la ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées. Ce nouveau décalage, qui intervient au moment même de la publication de projections démographiques confirmant le besoin accru d’accompagnement, est perçu comme un signal profondément préoccupant

Un report incompréhensible au regard des enjeux

Selon l’étude publiée le 5 février dernier par la Dress, près de 23 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus vivront en France en 2050, soit 5 millions de plus qu’en 2021. Selon les projections, la création de 365 000 places en EHPAD entre 2021 et 2050 serait nécessaire, alors même que le nombre de places a légèrement diminué entre 2019 et 2023. Quelles que soient les hypothèses en matière de lieux de vie pour ces seniors, entre 150 000 et 200 000 emplois supplémentaires seraient nécessaires en 2050 pour prodiguer les soins de base des personnes âgées en perte d’autonomie à domicile ou en EHPAD.

Face à ces constats, le GEPSo rappelle que les établissements et services médico-sociaux publics sont particulièrement fragilisés. Lieux d’accueil inconditionnel, les EHPAD publics accueillent proportionnellement plus de résidents bénéficiaires de l’aide sociale. Confrontés à des tensions croissantes telles que l’augmentation rapide des besoins d’accompagnement, la pénurie de professionnels et des inégalités territoriales persistantes, ils sont particulièrement touchés par des fragilités financières notamment dues à l’absence de compensation de l’inflation et aux inégalités socio-fiscales persistantes subies par les opérateurs publics, qui les placent dans une situation de désavantage concurrentiel.

L’urgence d’un cadre structurant et pérenne

Alors que le plan Grand âge avait déjà été reporté une première fois à l’automne et que la loi de programmation pluriannuelle sur le grand âge prévue par la loi bien-vieillir d’avril 2024 n’a toujours pas vu le jour, cette décision alimente le sentiment des professionnels, des familles et des personnes accompagnées de ne pas être entendus.

Face au défi démographique de la perte d’autonomie, le GEPSO appelle le gouvernement à garantir sans délai la continuité des travaux engagés et, au-delà du plan Grand âge, à présenter rapidement une loi de programmation pluriannuelle dédiée et une mission sur les inégalités socio-fiscales entre établissements publics et privés.

Le GEPSO se tient pleinement mobilisé pour travailler avec le ou la futur ministre et contribuer à des solutions concrètes, à la hauteur des attentes des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et de leurs proches.

À propos du GEPSO

Créé en 1982, le GEPSo (Groupe national des établissements publics sociaux et médicosociaux) fédère des établissements et services publics accompagnant au quotidien plus de 53 500 personnes âgées, en situation de handicap, en protection de l’enfance et en situation de précarité. L’association œuvre pour la promotion et la défense et du service public social et médico-social et pour le respect des droits des personnes en situation de vulnérabilité.

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03 décembre 2025

Réaction du GEPSo au reportage “Protection de l’enfance : le scandale des mineures prostituées”

Le GEPSo – Groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux – a pris connaissance du reportage diffusé dans l’émission Envoyé Spécial le 27 novembre. Le reportage met en lumière des situations d’une extrême gravité et rappelle une réalité malheureusement bien connue par les acteurs de la protection de l’enfance : des adolescentes, parfois très jeunes, placées, victimes d’exploitation sexuelle.

Si ce type d’enquête est courant pour alerter l’opinion publique et interpeller les pouvoirs publics, le GEPSo appelle à la plus grande prudence dans la façon de rendre compte de ces situations. Chaque jour, les professionnels de la protection de l’enfance travaillent au plus près des enfants et des adolescents, dans des contextes difficiles et avec des moyens limités, pour assurer accompagnement, protection, repères, soutien. Alors même que le travail de ces équipes est indispensable, le reportage ne reflète ni la complexité des situations de terrain, ni la diversité des pratiques, ni l’engagement quotidien de milliers de professionnels.

Depuis de nombreuses années, le GEPSo alerte les pouvoirs publics concernant les manques de moyens humains, l’insuffisance des financements, les difficultés de recrutement dans le secteur de la protection de l’enfance, ainsi que la complexité croissante des besoins des enfants et des adolescents accompagnés. La lutte contre l’exploitation des mineurs relève d’une responsabilité collective, partagée par l’ensemble des services de l’État — éducation, justice, santé, forces de l’ordre. La prostitution des mineurs est un fléau national, qui nécessite une mobilisation totale et continue de l’ensemble des acteurs pour proposer des réponses adaptées.

En tant que fédération nationale des établissements publics sociaux et médico-sociaux, le GEPSo appelle à un renforcement des moyens humains et financiers pour les établissements accueillant des enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance, notamment par la mise en place de taux et normes d’encadrement qui permettraient un suivi plus individualisé des enfants confiés. Le GEPSo appelle également à la mise en place d’un protocole de prévention et de suivi spécifique pour les mineurs victimes d’exploitation sexuelle, avec des actions de repérage, d’évaluation des vulnérabilités, d’aide psychologique et sociale. Alors qu’un projet de loi visant à « refondre le modèle de la protection de l’enfance » doit voir le jour, le GEPSo demande une réforme structurelle, cohérente et ambitieuse de la protection de l’enfance, véritablement à la hauteur des enjeux, et se tient à la disposition des pouvoirs publics pour présenter ses propositions.

 

Contact presse

Manal Falah manal.falah@gepso.com

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28 octobre 2025

CP – Gouvernement Lecornu II : l’instabilité politique ne peut se payer au prix des plus vulnérables.

Face à la succession rapide des gouvernements, le GEPSo alerte sur les conséquences directes de l’instabilité politique pour les populations les plus vulnérables et appelle à un renforcement immédiat et durable du secteur social et médico-social. La protection de l’enfance, l’accompagnement des personnes en situation de handicap, des personnes âgées dépendantes, des personnes en grande précarité et des demandeurs d’asile doivent redevenir des priorités nationales, avec des moyens à la hauteur des enjeux.

Une instabilité politique devenue un frein aux transformations nécessaires

Alors que le Premier ministre a récemment annoncé la composition de son gouvernement, la séquence politique de ces dernières semaines marque un nouvel épisode de l’instabilité institutionnelle que connaît notre pays. En l’espace de deux ans, pas moins de six gouvernements se sont ainsi succédé, traduisant une instabilité structurelle qui nourrit un sentiment d’absence de projet politique pour la majorité de la population. Dans ce contexte, la machine administrative prenant le relais du politique, bien qu’opérationnelle, peut apparaître déconnectée des réalités du terrain, alors même que des mutations profondes et ambitieuses sont nécessaires. Or les transformations attendues dans le champ social et médico-social — en particulier pour la protection de l’enfance et le grand-âge — requièrent du temps, de la stabilité et des interlocuteurs durables capables de porter ces dossiers sur le long terme. Sans continuité et suivi effectif, les réformes restent inachevées, les concertations se relancent sans cesse et les personnes accompagnées se retrouvent, encore et toujours, laissées pour compte par un système incapable de répondre à leurs attentes et de garantir un accompagnement adapté à leurs aspirations.

Les plus fragiles paient le prix fort de l’immobilisme

Chaque changement de gouvernement, chaque interruption dans le suivi des dossiers et chaque relance de concertations sans suite génèrent un coût social direct et tangible sur le terrain. En l’absence de réponses collectives, les besoins et demandes des plus vulnérables, loin de se stabiliser, ne cessent de croître, alors même que les constats sont connus et les voies d’action clairement tracées. Le secteur associatif a lui aussi alerté sur ces constats, en se mobilisant partout en France le 11 octobre dernier pour appeler à l’aide face à l’accumulation de crises qui entrave ses missions de solidarité. Les enfants confiés, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées dépendantes ou encore les personnes en grande précarité n’ont pas le temps de subir ces interruptions : leurs besoins sont immédiats. Cet immobilisme traduit l’incapacité du système politique à mettre en œuvre des orientations de politique publique durablement, mais aussi un manque de vision à long terme pour un véritable projet de société. Il engendre l’impression, palpable chez les professionnels et les personnes accompagnées, que les chantiers n’avancent jamais et que l’avenir collectif n’est plus pensé, alors même que les leviers pour agir existent. Cela doit cesser : il est temps de redonner à l’ensemble de notre secteur un horizon.

Notre vision pour une société solidaire et protectrice

Face à un régime politique à bout de souffle, nous portons une conviction claire et constante : la société doit se donner les moyens d’assurer à chacun des conditions de vie dignes. Cela implique de défendre l’inconditionnalité et l’universalité de l’accueil des plus vulnérables, de garantir l’excellence et la continuité du service public, de promouvoir la participation effective des personnes accompagnées et de prendre véritablement en compte leurs préoccupations, demandes et attentes. Cela suppose aussi de redonner de l’attractivité aux métiers du lien, qui constituent l’ossature de la cohésion sociale et dont la crise fragilise profondément notre modèle. Ainsi, nous affirmons que la situation des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESMS) publics, et à travers eux celle des populations relevant des politiques de solidarité, doit désormais être placée au cœur des arbitrages financiers et de l’action publique.

Au-delà des seules logiques budgétaires

Par ailleurs, nous refusons que l’avenir collectif soit réduit à une équation comptable. Une société ne peut avoir pour seule boussole la réduction des dépenses publiques. Limiter le débat à la dette et aux économies revient à ignorer l’essentiel : la nécessité de réfléchir à la vision de société que nous voulons pour demain. Pour le GEPSo, cette vision appelle à une approche budgétaire qui reconnaisse la valeur ajoutée humaine, sociale et économique du travail réalisé dans les ESMS publics. Le budget national doit donner à la solidarité les moyens d’être à la hauteur de son ambition et permettre à l’ensemble des agents publics de proposer un accompagnement de qualité aux personnes les plus vulnérables. Car investir dans le social et le médico-social, ce n’est pas une dépense de plus : c’est un choix collectif qui préserve la cohésion, la justice et l’avenir. Les coûts évités grâce à un accompagnement de qualité sont massifs : prévenir les ruptures de parcours, favoriser l’inclusion, permettre l’accès à l’autonomie et à la citoyenneté génèrent à terme des économies bien supérieures aux dépenses initiales. Refuser d’investir aujourd’hui, c’est condamner notre pays à supporter demain des coûts humains, sociaux et économiques démultipliés.

Appel à une méthode de coopération renouvelée

Au-delà des moyens, c’est également la méthode de travail qui doit évoluer. L’instabilité politique a conduit à un dialogue discontinu et chaotique avec les associations et les professionnels de terrain, qui conduit à des mesures déconnectées du terrain, et donc inefficaces. Nous appelons à un partenariat fondé sur la co-construction, l’écoute et la reconnaissance réelle de l’expertise des acteurs de terrain mais aussi de l’expertise d’usage des personnes concernées. C’est à cette seule condition que les prochaines annonces gouvernementales pourront répondre aux aspirations des personnes vulnérables et des professionnels.

Notre engagement pour l’avenir

Dans ce contexte d’instabilité politique, nous réaffirmons notre engagement et notre disponibilité à travailler avec le nouveau gouvernement. Nous sommes prêts à partager nos propositions, nos mesures et nos convictions pour contribuer à l’élaboration d’une vision politique ambitieuse et durable, qui place la protection des plus vulnérables et la justice sociale au cœur de l’action publique.

L’avenir d’une société se mesure à la façon dont elle prend soin des plus fragiles. Aussi, si nous ne choisissons pas aujourd’hui de les protéger et de soutenir ceux qui les accompagnent, nous renonçons collectivement à construire une société juste, solidaire et durable. Il faut agir maintenant : les plus vulnérables n’ont pas le temps d’attendre.

👉Ce CP est téléchargeable via ce lien : CP_Lecornu2_VF

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21 octobre 2025

Le GEPSo participe à la conférence de presse du collectif Les Vieux Méritent Mieux

👥 Le GEPSo a participé à la conférence de presse du collectif Les Vieux Méritent Mieux organisée le 16 octobre 2025 dans les locaux de Nexem, qui a accueilli l’événement, sous la coordination de la FNADEPA

📊 Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

➡️ D’ici 5 ans, la France comptera 21 millions de personnes de plus de 60 ans, soit un tiers de la population.
➡️ En une décennie, le nombre des 75-84 ans augmentera de 48 %.
➡️ Plus de 65 % des établissements médico-sociaux estiment finir l’année 2025 en déficit, et 51 % manquent actuellement de personnel.
➡️ Le collectif appelle à consacrer 1,6 % du PIB à l’accompagnement du grand âge, soit 11,5 milliards d’euros supplémentaires.

🗣️ Les organisations ont appelé à une loi de programmation pluriannuelle pour le grand âge d’ici fin 2026, garantissant notamment :

– Le recrutement de 100 000 professionnels supplémentaires d’ici 2030

– Une meilleure accessibilité financière des Ehpad et services à domicile

– Le choix du lieu de vie pour chaque personne âgée

– Et une adaptation des territoires et infrastructures au vieillissement.

📣 Un message commun :

👉 « Le temps des constats est révolu. Place à l’action pour une réforme historique du grand âge ! »

 

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09 octobre 2025

Handicap : 6 établissements publics sur 10 sont désormais en déficit

🔴 Handicap : 6 établissements publics sur 10 sont désormais en déficit – une situation d’urgence pour le secteur médico-social public

La Fédération Hospitalière de France (FHF) et le GEPSo dévoilent les résultats alarmants de leur enquête nationale sur la situation financière 2024 des établissements et services médico-sociaux publics (ESMS) accompagnant des personnes en situation de handicap.

📉 Une dégradation inédite :
En un an, la proportion d’établissements publics déficitaires a bondi de 44 % à 59 %, soit près de 6 structures sur 10. Les plus touchés sont les MAS et FAM, pourtant essentiels pour l’accompagnement des personnes les plus lourdement handicapées. Cette fragilisation financière intervient alors même que l’activité reste soutenue (plus de la moitié des établissements affichent un taux d’activité supérieur à 95 %).

💰 Des trésoreries exsangues et des investissements en pause :
Un établissement public sur deux dispose de moins de 83 jours de trésorerie, et 12 % connaissent des difficultés graves de paiement, contraints d’ouvrir des lignes de crédit. Plus de la moitié des structures ont dû reporter leurs projets d’investissement, mettant en péril la modernisation des accompagnements.

⚠️ Des causes connues, des réponses toujours absentes :

  • Une compensation incomplète des revalorisations salariales du Ségur de la Santé ;

  • L’inflation sur les charges d’exploitation ;

  • Un désavantage socio-fiscal majeur pour le public, qui ne bénéficie pas des exonérations accordées au privé ;

  • Une hausse insoutenable des cotisations CNRACL, avec +13 points d’ici 2028, dont la compensation ne sera que partielle ;

  • Et toujours, des milliers d’agents publics exclus du Complément de Traitement Indiciaire (CTI), aggravant la crise d’attractivité.

📊 Un modèle public fragilisé mais indispensable :
Les établissements publics représentent 10 % de l’offre médico-sociale nationale, soit plus de 52 000 places pour enfants et adultes en situation de handicap. Leur rôle est irremplaçable dans l’accueil des situations complexes, la continuité des parcours et l’égalité d’accès au service public.

Face à ces constats, la FHF et le GEPSo alertent :

Sans compensation réelle et sans révision urgente des mécanismes de financement, le risque est celui d’un affaiblissement durable du secteur public du handicap – au détriment direct des personnes accompagnées.

📄 L’intégralité de l’enquête
👉 Le communiqué de presse
👉 La synthèse de l’enquête

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